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ECOVOLONTATRIAT EN GUADELOUPE


ÉCOVOLONTARIAT EN GUADELOUPE

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En 2015, je suis partie avec l’ONG « Planète Urgence »en Guadeloupe dans le cadre d’une mission de protection des tortues en baie de Malendure, lieu bien connu des plongeurs puisque c’est là que ce situe la « Réserve Cousteau ».

fourmis champignonistes-Guadeloupe

Les îlets Pigeon sont situés à quelques kilomètres de la côte. Ils sont entourés d’un récif corallien qui attire les plongeurs du monde entier. Cependant, ce lieu touristique est aussi fréquenté par les tortues vertes et les tortues imbriquées qui viennent pondre dans cette baie et dans les baies voisines.

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Quel dérangement occasionne l’afflux touristique? Les tortues sont-elles moins nombreuses avec le temps? Quelles sont leurs plages préférées?

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L’association Evasion tropicale , sur place depuis de nombreuses années étudie les tortues, leurs déplacements, leur identification. L’association Planète Urgence aide cette association locale.

Nous avons été accueillis à l’aéroport par Caroline, présidente de l’association. Nous avons trouvé le bungalow dans un état déplorable et il a fallu tout nettoyer nous-mêmes. Les précédents locataires n’étaient des écovolontaires et ne respectaient pas les lieux…. Nous avons fait les courses et préparé tous les repas ce qui nous prenait bien deux heures par jour. Nous étions bien organisés entre l’épluchage, la cuisson, la vaisselle… Nous faisions tous les déplacements à pied soit une heure de marche par jour

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Planning des activités quotidiennes: Pendant qu’une équipe de deux personnes allait successivement sur trois les plages définies afin d’observer les sites de pontes, une autre équipe réalisait des transects, c’est à dire des parcours déterminés avec palmes, masque et tuba.

Il y a un transect « caye » (mot anglais qui signifie récif peu profond)  et un transect « herbier » sur des herbiers où se nourrissent les tortues. Les transects étaient effectués tous les matins et après-midi . Nous allions ensuite au local de l’association Evasion Tropicale pour rentrer les données sur l’ordinateur et comparer les photos aux bases de données existantes. 

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Nos conditions de vie étaient agréables mis à part la mauvaise surprise de l’arrivée. Température de l’air 29°C et de l’eau 27°C. Nous n’avions pas à nous plaindre. Le bungalow était confortable avec deux chambres, une avec trois lits, l’autre avec un lit, une moustiquaire pour chaque lit.  Nous étions en pleine épidémie de chikungunya… Anti-moustique indispensable! 

Très bonne entente entre nous cinq alors que nous venions d’horizon très différents.

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Le deuxième jour, nous avons assisté au sauvetage d’une tortue qui s’était  entortillée dans un fil de pêche.

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Caroline et Renato ont retiré le fil de pêche comme ils pouvaient mais l’hameçon restait coincé dans sa gorge.

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La gendarmerie est intervenue afin de transporter la tortue puis la diriger vers un vétérinaire.

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En ce qui concernait nos conditions de travail, nous nous rendions deux fois par jour au local situé à 15 minutes de marche (1 heure de marche par jour). Briefing en bord de mer avant la mise à l’eau.

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Nous réalisions des transects avec palmes masque et tuba, c’est-à-dire des parcours déterminés avec des amers dans l’eau ou en surface. Un parcours au-dessus des herbiers où se nourrissent les tortues qui durait 50 minutes et un parcours au-dessus de la caye, qui durait 40 minutes. Après les transects, les nouvelles données sont rentrées au local d’Evasion Tropicale.

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Par ailleurs, tous les matins, une équipe de deux personnes arpentait trois plages vers 7 heures du matin à la recherche de traces éventuelles de tortues.

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Il fallait grimper dans les rochers puis parcourir un chemin qui montait et descendait dans la forêt, un peu sportif…

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Nous croisions des lézards, des fourmis champignonnistes ou sur les plages, des méduses. Nous n’avons pas trouvé de traces de pontes de tortues pendant cette mission.

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ECOVOLONTARIAT A OUALIDIA AU MAROC

ECOVOLONTARIAT A OUALIDIA AU MAROC

ECOVOLONTARIAT A OUALIDIA AU MAROC dans ECOVOLONTARIAT A OUALIDIA ns-oualidia-4-61

L’écovolontariat est une manière utile de voyager et de participer à la protection de la planète. Ce peut être aider à compter les animaux d’une réserve, observer le comportements des oiseaux migrateurs,  ramasser les déchets sur les plages ou en plongée sous-marine, assister des chercheurs dans leur étude sur l’écologie,(récifs coralliens …). Plusieurs ONG  organisent des voyages d’écovolontaires. J’y ai participé.

Je pense que plus le monde évolue, plus nous avons besoin de nous investir et de nous mobiliser pour sa sauvergarde, espèces menacées, pollution, déchets ou actions humanitaires. Il est donc de mon devoir d’informer les personnes autour de moi de la nécessité d’agir.

Les ONG qui organisaient ce projet au Maroc étaient Planète Urgence, créée en 2000, reconnue association d’intérêt général depuis 2009, dont l’objectif est de lutter contre la destruction de la Planète, de lutter contre les inégalités entre le Nord et le Sud, de renforcer l’autonomie des  populations et la protection de leur environnement et l’association ABC, antenne régionale de Planète Urgence et spécialisée sur des missions en Méditerranée et son pourtour.

Le choix de Oualidia ne s’est pas fait au hasard : cette cité balnéaire située à 200 km au sud de Casablanca possède une grande richesse  écologique : sa lagune. Les eaux de ruissellement qui s’y déversent, liées à la nature calcaire du terrain, créent une grande lagune qui se jette ensuite dans la mer. Des milliers d’oiseaux, migrateurs ou non, y nichent et s’y reproduisent.

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La lagune de Oualidia est inscrte dans la convention RAMSAR. Cette Convention sur les zones humides (Ramsar, Iran, 1971) est un traité intergouvernemental qui incarne les engagements de ses États membres à maintenir les caractéristiques écologiques de leurs zones humides d’importance internationale et à planifier « l’utilisation rationnelle » ou utilisation durable de toutes les zones humides se trouvant sur leur territoire. 

Cette mission s’est déroulée en partenariat avec des associations locales de protection de l’environnement et avec le GECEM (Groupe d’Etude des Cétacés de Méditerranée). Cette mission au Maroc, à Oualidia avait comme objectif d’étudier les indices concordant sur le bouleversement climatique lié à l’augmentation du CO2 dans l’atmosphère.

Le projet était d’étudier sur une période de 5 ans, les modifications de comportement des oiseaux migrateurs et sédentaires.

La lagune de Oualidia fait partie des grandes zones humides d’Afrique de l’Ouest « les oiseaux migrateurs sont les premiers indicateurs d’impact des changements climatiques». Notre ambition était aussi de pouvoir participer au classement de la lagune en Parc national.

 

Dans cette lagune, des dangers existent. Ils sont encore et toujours liés à l’homme : le tourisme, avec les déchets sur les plages, les constructions anarchiques qui empiètent sur les zones humides, les quads, amuse-touristes bruyants et polluants dont les terrains de jeux empiètent aussi sur les marais, enfin, l’agriculture qui utilise à tort et à travers engrais et pesticides, imprégnant le sol des terres qui jouxtent la lagune et la pollue, contaminant ainsi la chaîne alimentaire au bout de laquelle il y a toujours…l’homme.

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Cette mission s’est déroulée en trois étapes: identification et comptage des oiseaux, identification et comptage des cétacés en mer, nettoyage et identification des macro-déchets de certaines plages de Oualidia, ces trois phases étant réparties sur les 9 jours de la mission.

Déroulement de la mission

1er jour :

Arrivée à l’aéroport de Casablanca. A l’extérieur de l’aéroport, je retrouve Gérard Schmitt, photographe animalier professionnel qui nous accompagne. Quatre autres volontaires sont déjà  arrivés dans la matinée. La température est très douce, 24°C environ (il faisait 7°C en partant de Paris ce matin). Nous sommes donc huit avec le photographe. Nous prenons une vielle camionnette de l’association ABC pour aller jusqu’à Oualidia, environ deux heures et demi de route vers le sud, au départ par l’autoroute puis par la route un peu cahotante où il faut prendre en compte les nombreux ânes et piétons du bord de route.

2ème jour :

Briefing : les organisateurs nous expliquent les différentes missions environnementales de l’association ABC autour de la Méditerranée. Le temps est beau et il n’y a pas ou peu de vent.  Nous allons ensuite prendre notre leçon de kayak dans la lagune. Nous disposons de 4 kayaks biplace pour 8; ça tombe bien…Aucun de problème pour manier le kayak. L’ après-midi, première ballade en kayak. La traversée est courte et nous échouons les kayaks sur un banc de sable et allons observer les oiseaux, goélands bruns, mouettes rieuses, chevaliers gambettes, barges à queue noire, goélands d’Audouin, bécasseaux sanderling … pour les identifier, les difficultés commencent…

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Pied à terre, nous traversons la dune et arrivons côté mer. Des dizaines de fous de bassans volent vers le sud le long de la côte. Un comptage approximatif nous mène à …plusieurs dizaines de milliers d’individus.

3ème journs-oualidia-26-300x177 lagune

6h30 du matin, le jour est à peine levé mais nous si…Nous partons à pied du côté des marais, partiellement comblés par les nouvelles constructions, les décharges sauvages, les terrains de quad…Ce n’est pas brillant. En poursuivant plus loin, les marais encore sauvages accueillent des échasses blanches, tournepierres, aigrettes garzettes , bécasseaux variables…Et nous observons même un hibou des marais.

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Nous voyons aussi d’autres oiseaux plus petits ou plus proches de la ville, étourneaux unicolores, bulbul des jardins…Petit déjeuner vers 9H puis deux groupes sont organisés compte tenu de la place sur le zodiac: un groupe de 4 personnes avec notre photographe et le skipper part en mer identifier et compter les cétacés et les oiseaux de mer, l’autre de 3 personnes ramasse les macro-déchets d’une plage identifiée. La prochaine fois, les groupes seront inversés.

ns-oualidia-5-013-300x125 Oualidia

Je suis dans le groupe qui sort en mer. Le temps est calme et de faibles vagues de houle subsistent. Nous passons la barre de vagues à la sortie de la lagune sans difficultés, ce qui serait impossible avec beaucoup de houle. Nous sommes à la recherche d’une barque de pêcheur afin de lui remettre un nouveau moteur, le sien étant en panne. Après avoir croisé plusieurs barques de pêcheur, nous trouvons le bateau en question. Heureux, il remet à notre skipper quatre belles araignées de mer.

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Nous aurons le plaisir de les déguster le soir. Délicieux… Nous observons encore de nombreux fous de bassan qui volent en direction du sud. Certains font une halte en mer pour se reposer. Celui-ci est un jeune.

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Nous nous approchons de l’un d’eux, adulte, ce qui nous permet de l’observer de près et de le photographier.

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Heureusement que Gérard est là pour son expertise des oiseaux car qui d’entre nous connaissait les phalaropes, puffins fuligineux …

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Côté cétacés, rien en vue, pas de souffle, pas de saut de dauphin… Nous rentrons dans l’après-midi après avoir pique-niqué sur le bateau. Après diner, nous sortons en ville profiter de la douceur du climat.

4ème jour

7H, nous nous dirigeons vers la plage du côté des barques de pêcheurs. Certains ravaudent leurs filets. Nous allons voir la zone que nous devons nettoyer. Nombreux oiseaux de mer…Grands gravelots, tournepierres à collier, goélands bruns…

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L’après midi s’annonce pluvieux et nous partons en 4×4 vers le fond de la lagune où se trouvent les marais salants. Nous parcourons le chemin « nichés » dans le 4×4 car il pleut beaucoup. En fin d’après midi,le vent se lève.

5ème jour:

Le vent persiste (force 5) et la barre à la sortie de la lagune rend une sortie en mer impossible. Le matin, il ne pleut pas et nous allons vers la plage. Nous observons, identifions et comptons de nombreux oiseaux qui sont systématiquement notés par un membre du groupe qui assure le secrétariat.

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Après déjeuner, nous nous rendons dans la lagune de Sidi Moussa au Nord de Oualidia. C’est une lagune fermée avec de nombreux joncs. Le vent monte force 7 et les oiseaux se protègent, immobiles. Les échasses se maintiennent à l’abri derrière des avancées de terre.  Nous observons des busards des roseaux, une bécassine et un grèbe castagneux. Malgré le temps, l’ambiance en voiture reste très bonne. La traversée avec le 4×4 coté mer nous permet d’admirer les vagues dans la tempête.

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6ème jour:

7H, temps très gris, forte houle. Un groupe part en direction de la plage plutôt pour la ballade, l’autre part en direction des marais. Après le petit déjeuner, trop de vent pour une sortie en kayak, nous repartons en 4×4 vers le fond de la lagune de Oualidia observer les flamands roses. Une observation d’un point qui domine la lagune nous permet d’apercevoir des spatules blanches, canards souchets, avocettes et flamands roses. Nous traversons à pied les marais salants par une petite route très praticable par temps sec mais après les fortes pluies des jours passés, c’est une route boueuse et glissante où passent les ânes, les moutons et nous… mais nous sommes tous restés debout.

 

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Nous allons au delà des dunes du coté de la mer. Les fous croisent toujours vers le sud mais ils sont nettement moins nombreux.

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7ème jour :

Le temps s’est nettement amélioré et le soleil est là mais il y a encore trop de vent pour effectuer une sortie en mer.

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Nous partons en 4×4 en bordure de la lagune de Oualidia. Nous comptons et observons spatules, aigrettes, hérons, chevaliers gambettes, gravelots, hérons garde bœufs…

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Nous observons ces derniers faire leur festin de crapauds. Les batraciens sont transpercés par le bec pointu tel un poignard, remis à l’eau et encore transpercés…puis avalés.

Après le petit déjeuner, nous allons retirer les macro-déchets d’une grande plage devant Oualidia. Chacun porte des gants en caoutchouc (gants fins achetés localement), un sac à oursins ajouré qui laisse passer l’eau et le sable. Nous nous répartissons sur toute la largeur de la plage, de la dune aux laisses de mer, soit environ 40 à 50 mètres. Nous avançons et ramassons tous les déchets rejetés par les humains que nous trouvons face à nous: plastiques, résidus de filets de pêche, bouchons, canettes, mégots, bâtons de sucettes…

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Nous sillonnons ainsi 500 mètres de plage. Certains enfants nous aident, certaines femmes aussi. Lorsque notre sac est plein, nous le déversons dans un grand sac poubelle. C’est un peu usant pour le dos et il ne faut pas que la distance soit trop longue pour ne pas perdre courage. Finalement, c’est une fierté de voir derrière nous une plage si propre.

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Nous avons aussi la satisfaction d’observer un papillon, le plus grand des papillons de nuit d’Europe, un sphinx tête de mort. Il est vivant mais reste immobile par ce grand vent.

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Après avoir emmené tous les sacs près de containers en ville, nous les vidons sur le trottoir afin de trier et d’évaluer les proportions de macro-déchets.

Résultats : 50% de gros plastiques, 30% de plastiques déchirés, les plus longs à ramasser, 15% de filets et résidus de filoche dus à l’emplacement de la plage choisie près des barques de pêcheurs, 2.5% de bois et papier, 2.5% de verre et métal. Nous remettons tous ces déchets dans les sacs poubelles puis dans les containers les plus proches. Satisfaction du devoir accompli !

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Après déjeuner, nous repartons en 4×4 dans une lagune observer les oiseaux sous le soleil.

La végétation à jonc prône dans cette lagune fermée. Nous comptons canards souchets, canards pillets, colverts et échasses blanches. Les arbres morts ensablés puis taillés rendent le paysage étrange. Dans la dune, nous voyons de nombreux cochevis huppés, une couleuvre vipérine, des chenilles du sphinx de l’euphorbe.

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Nous préparons la journée en kayak. Il faut s’organiser car après quatre heures en ramant avec le vent, tout le monde sera-t-il capable de ramer encore deux heures contre le vent? Nous allons voir si le 4×4 peut éventuellement ramener deux kayaks au retour…C’est faisable.

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Nous partons, maillot de bain, T shirt, pique-nique, jumelles, coupe-vent et crème solaire. Quatre groupes sont constitués avec chacun un groupe d’oiseaux à observer, pour les échassiers, le groupe des « échasses d’O », pour les goélands, le groupe des « gogols railleurs », pour les bécasseaux, les « bécassautilleurs », pour les canards, les « canards boiteux ». Tout cela n’est pas si simple car il faut ramer, se diriger, observer, compter, noter… Il fait très doux, nous sommes vent arrière. Nous atteignons le fond de la lagune après quatre heures et une pause pique-nique.

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Nous constatons que les oiseaux observés du kayak sont en proportion très différentes que ceux vus des rives de la lagunes. Nous observons une majorité de barges et de courlis.

Au bout de la lagune, nous allons sur la terre ferme. Les flamands roses sont-ils juste de l’autre côté de la digue ? Non, ils se sont éloignés. Nous rentrons contre le vent, à l’étale de marée haute. Il y a du clapot mais nous avons tous l’énergie d’arriver juste avant la nuit à bon port. Pour notre groupe, les bécasseaux, notre dénombrement est de 800 oiseaux pour cette sortie.

9ème jour:

Le matin, nous allons dans la lagune de Oualida profiter du soleil pour observer une dernière fois les oiseaux. Nous allons ensuite visiter les souks de Oualida.

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Certains en profitent pour faire des emplettes. A midi, nous mangeons sur la plage des langoustes, couteaux (cuits) et oursins (crus). Nous nous régalons. Une dernière sortie dans la lagune pour les uns et piscine pour d’autres. Gérard fait ensuite le débriefing. 

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Retour en France.

L’accompagnement par Gérard Schmitt était un atout indispensable et d’une grande efficacité pour l’identification, la logistique et le comptage des oiseaux. Pouvoir observer les oiseaux des marais et oiseaux de mer était un vrai plaisir et Gérard, passionné de chez passionné, nous apprenait beaucoup.

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En ce qui concerne le nettoyage des plages, quelques personnes ont été sensibilisées à notre action, femmes et enfants.

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L’objectif « Parc national » nous a paru bien lointain compte tenu de l’état des plages et d’une certaine « insensibilité » locale, des constructions touristiques anarchiques, de l’engouement pour les jeunes des quads et de l’agriculture intensive qui s’amplifie…Cependant, l’espoir est fondé sur la prise de conscience des jeunes populations en faisant rentrer la protection de la nature dans l’éducation. Dans cet objectif, une exposition des photos de Gérard Schmitt a été organisée dans les écoles de Oualidia.  

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NOSY BE

 ECOVOLONTARIAT SUR L’ILE DE NOSY BE AVEC PEAU BLEUE

Avril 2011, nous partons pour deux semaines pour l’île de Nosy Bé, située au Nord Ouest de Madagascar.

Ce voyage est un voyage « biomarine », entendez un voyage à objectif naturaliste et scientifique dont le chef de file n’est autre que Patrick Louisy, docteur en océanographie, spécialiste des poissons et photographe sous-marin connu.

Nous contribuons à un projet de conservation de la biodiversité et des ressources naturelles marines et côtières dans une logique de développement durable en relation avec une association de protection de l’environnement et les scientifiques du centre de recherche océanographique malgache basé à Nosy Bé.

Zébu plage de Nosy Bé

Autant dire tout de suite que ce voyage a été passionnant, enrichissant aussi bien au niveau de la recherche scientifique, de l’amélioration de nos connaissances qu’au niveau des relations humaines. Nous étions une équipe très sympatique de 16 personnes.

Nosy Bé

Nous sommes logés chez « Gérard et Francine », hôtel situé à l’extrêmité de la plage d’Ambatoloaka tout près d’un grand cratère où se situe l’ancien port de pêche. Dans un jardin luxuriant nous trouvons bouganvilliers et hibiscus, palmiers et arbre du voyageur.

Jardin Gérard et Francine Nosy Bé

L’arbre du voyageur ou « ravenala », prononcer [ravnal], c’est son nom malgache qui est devenu aussi son nom latin car il est endémique de Madagascar, doit son nom à sa faculté qu’il a d’emmmagasiner l’eau à la base de ses feuilles, ce qui permet au voyageur assoiffé de se désaltérer. Cependant, d’un point de vue sanitaire, je vous le déconseille fortement….Virus, bactéries et parasites s’en donnent à coeur joie dans cette eau stagnante à 30°C.

Ravelana Nosy Bé

Au petit déjeuner, jus de fruits frais, oranges, ananas, papayes, tranches de cake maison, confitures maison…de quoi bien débuter la journée et nous en avons bien besoin ! Ce qui nous attend chaque jour, deux plongées, une heure et demi à deux heures de bateau aller retour, plein soleil…

Nosy Bé

De temps en temps, les arbres s’agitent fortement , signant l’arrivée des makis qui, cureux viennent voir ces nouveaux touristes et éventuellement les fruits qu’ils auraient pu oublier sur les tables…Il est déconseillé de nourrir les animaux en liberté. Ils possèdent de grands yeux roux, une belle fourrure et une longue queue. Ils sautent d’arbre en arbre les bras en l’air. Ces grands sauts sont impressionants.

maki à Nosy Bé

Sur les murs extérieurs ou les troncs de palmiers, il y a de nombreux lézards d’un beau vert tacheté de rouge et de turquoise et la nuit, les geckos les remplacent faisant une orgie de moustiques.

Nosy Bé

Des moustiques, il y en a dès qu’il fait nuit surtout sous les tables qui se régalent des jambes nues. Leur piqûre ne gratte pas très longtemps et ne laissent pas de trace. Ils sont aussi très sensibles au répulsif. En ce qui concerne le paludisme, nous avions tous un traitement antipaludéen recommandé pour la zone 2. En ce qui concerne les risques alimentaires, nous avons tous eu notre épisode de troubles digestifs, entre 1 et 3 jours avec ou sans fièvre souvent nous empêchant de plonger.

Sur la grande plage alternent cabanes de pêcheurs, maisons malgaches, restaurants pour touristes, petits hôtels et clubs de plongée.

 Barque de pêcheur à Nosy Bé

Le club Tropical diving s’occupe de tout, équipement et chargement des blocs sur les bateaux, déchargement, rinçage des combinaisons… De quoi vous aidez à passer un séjour très agréable.

Nosy Bé

Si vous vous levez suffisamment tôt, vous verrez le zébu tirant la charette sur la plage,

 Charette et zébu plage de Nosy Bé

les femmes avec leurs lourds paniers sur la tête qui vous vendent bananes, ananas, vanille, poivre, canelle, paréos, grandes nappes brodées à jours, rideaux, napperons…

 Marchande Nosy Bé

Vous verrez aussi de nombreux enfants qui se baignent.

 Enfants sur la plage Nosy Bé

Vous pourrez aussi ramasser comme moi de nombreux coquillages et si vous cherchez bien, vous trouverez peut-être quelques trésors…

Plage Nosy Bé

UN PETIT GROUPE BIEN SYMPATIQUE

Nous étions donc 16 plongeurs et plongeuses intéressés ou passionnés de biologe marine et prêts à découvrir les fonds marins malgaches, à photographier, répertorier et identifier les différentes espèces de poissons rencontrées. Il y a les habitués de ce genre de voyage, les photographes mordus et les novices. Nous sommes répartis sur deux bateaux et nous plongeons sur les mêmes sites.

 Nosy Bé

En palanquée de deux ou trois maximum, il y a la plupart du temps un photographe par palanquée. Ardoise plastique et crayon, notes descriptives sur les poissons et l’environnement, photos, de quoi prendre suffisamment de repères pour les identifications à venir. Cela n’empêche pas de prendre plaisir à la plongée. Personne d’entre nous n’a l’impression de « travailler » !

Le départ est fixé vers 8 heures pour Nosy Tanikely et vers 7 heures pour Nosy Fanihy, nettement plus éloignée de notre plage. Les bateaux sont confortables mais il manque un taud pour s’abriter du soleil ardent. La crème solaire est de rigueur !

Les plongées sont peu profondes, entre 3 et 18 m. Elles sont d’autant plus longues, de une heure à une heure et demi. La température de l’eau, 30°C, ne nous a jamais laissé l’occasion d’avoir froid ! Une combinaison légère suffit mais reste indispensable pour se protéger des coraux coupants ou urticants.

 Le plaisir de ces plongées bio, c’est : pas de circuit imposé à toutes palmes où le pauvre photographe est toujours à la queue… Non, c’est de l’observation en toute tranquilité; les poissons qui se font nettoyer ou les crevettes qui creusent les trous des gobies n’ont plus de secrets pour nous et les photographes mitraillent…

Plongeur Nosy Bé

Chaque palanquée a en charge d’observer quelques familles de poissons avec plus d’attention, par exemple, les demoiselles, les papillons, les anges, les gobies ou les chirurgiens…Les espèces et leur fréquence sur chaque site.

Pour connaître et répertorier la nature des fonds, il y a les « transects »: une ligne sur un fond relativement horizontal de 20 mètres de long est réalisée à l’aide d’un double décamètre.

 Nosy Bé les transects

Les zones sont déterminées, jardin de corail, sable, crête, tombant… Les espèces rencontrées dans chaque zones sont notées , corail branchu, corail mort, roche, débris coralliens…

Nosy Bé

Chaque 50 cm, la nature du fond et sa profondeur sont soigneusement notées. Chaque palanquée effectue ces mesures à tour de rôle. Cela prend environ 20 minutes de sorte qu’il reste assez de temps pour profiter de sa plongée ensuite.

Après la première plongée, on débarque sur l’île déserte… sable blanc corallien ombre sous les arbres…et une petite heure de pause sur Nosy Tanikely avant d’attaquer la deuxième plongée. 

Nosy Fanihy

Après le retour des plongées sous un soleil ardent, vite, un petit rinçage et nous nous retrouvons tous au restaurant donnant sur la plage et la mer turquoise.  L’intendance « resto » est parfaite…

Restau Nosy Bé

Au menu, poisson grillé tout frais pêché, carpaccio de poisson, salade de crabe, légumes cuits, riz, pommes de terre ou côte de zébu grillée… De nombreuses sauces accompagnent les plats, sauce coco, sauce piment, sauce gingembre… Au dessert, tarte au coco, ananas et bananes flambées. Nous n’avons pas été candidats pour les glaces (la chaine du froid permet-elle des températures suffisamment basses pour faire barrière à tous les germes ?). Quelques uns d’entre nous se risquent à la mousse au chocolat, les gourmands…

La sieste est bien méritée après le repas. Puis, vers 17 heures, nous nous retrouvons afin de déterminer les poissons observés à l’aide de  nombreux livres spécialisés.

 Identifications Nosy Bé

Débriefing des plongées et présentation du projet…

 Briefing Nosy Bé

…Les photos sont chargées sur les ordinateurs portables puis nommées, genre, espèces, photographe, lieu de la prise de vue… Le vidéoprojecteur en place, un grand drap tendu sur un mur et c’est parti pour un petit cours sur les poissons.

20 heures, c’est déjà l’heure du repas du soir !  Un nouveau restaurant et toujours un rendez-vous bien organisé. C’est l’heure de se coucher, repos bien mérité !


Mes albums récents

  • Album : CRÉATIONS MARINES
    <b>Creation-marine-3</b> <br />
  • Album : Orchidées d'Europe
    <b> orchis purpurea</b> <br />
  • Album : Mes patchworks sous-marins
    <b>tortue 55x60 </b> <br />

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