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NOSY BE, L’ILE AUX PARFUMS

NOSY BE, L’ILE AUX PARFUMS

Ylang ylang, vanille, café, poivre, gingembre ou girofle, l’île de Nosy Bé est une île parfumée de diverses senteurs que le voyageur prend plaisir à humer, senti et respirer le long de son chemin.

Sur le chemin de l’hôtel, nous traversons les plantations d’ylang ylang qui nous apparaissent comme de petits arbres au tronc épais mais étêtés pour faciliter la cueillette des fleurs.

Champ d'ylang ylang

Originaire des Philippines, l’ylang ylang est cultivé pour ses fleurs odorantes. Les fleurs jaunes sont récoltées tôt le matin car c’est le moment où elles dégagent le maximum d’huiles essentielles. On extrait l’essence par distillation des fleurs dans les heures qui suivent.

Fleurs d'ylang ylang

Nous rencontrons des femmes qui viennent de terminer leur cueillette.

Cueilleuses d'ylang ylang

Cette essence sert de base à la préparation de nombreux parfums.

Nous observons ensuite les champs de caféiers qui sont en fleurs. Le café de Nosy Bé est excellent. Le caféier est originaire d’Ethiopie et pousse dans les régions tropicales et subtropicales.

Au cours du XVIIIème siècle, la culture du café de répand au Yémen dans la région de Moka où le succès de cette plante revigorante n’est pas étranger à la prohibition de l’alcool par l’islam. Il est alors appelé k’hawah. Ce sont les plants provenant de la région de moka qui furent envoyé à l’île Bourbon par la compagnie des Indes puis à Madagascar. Ses petites fleurs ont un parfum subtil de jasmin. Les fruits, semblables à de petites cerises renferment deux fèves de café. Il en faut quatre mille pour produire un litre de café torréfié.

Dans la forêt humide le long du chemin sont plantés des pieds de vanille, orchidée grimpante en liane originaire du Mexique où elle était utilisée comme condiment du chocolat.

gousses de vanille

Pied de vanille planté le long du chemin dans la forêt tropicale

Comme la plupart des orchidées, l’insecte pollinisateur est spécifique de la plante. Cet insecte qui vit au Mexique n’a pas pu être importé avec sa fleur préférée. Certains ont ensuite penser à l’importer mais il n’a pas survécu. Le problème de la pollinisation et de la reproduction de la vanille s’est donc posé dès son importation. Ce n’est qu’en 1841 qu’un esclave de l’île de La Réunion inventa le processus de pollinisation artificielle de la fleur qui est toujours pratiqué de nos jours.

Les racines adventives de la plante lui permettent de s’accrocher à un tuteur, un arbuste par exemple. Les fruits sont de grandes gousses vertes qui peuvent atteindre 15 centimètres. Elles contiennent chacune des milliers de minuscules graines.Les gousses sont cueilles alors qu’elles deviennent jaunes. Elles sont ensuite trempées à plusieurs reprises dans une eau à 90°C puis roulées dans des couvertures exposées au soleil et ensuite séchées pendant plusieurs mois.

La vanille dégage un arôme très particulier lié à la grande quantité de vanilline présente dans les gousses.

POISSONS DE NOSY BE

POISSONS DE NOSY BE

Partis pour un voyage d’écovolontaire « biomarine » avec l’association « Peau Bleue » menée par Patrick Louisy, dont l’objectif était de recenser les poissons autour des îles de Nosy Tanikely et Nosy Fanihy au cours d’une vingtaine de plongées.

Poisson demoiselle Nosy Bé

Nous étions assidus, attentifs et passionnés et plus de trois cent espèces de poissons ont été observées par notre groupe sur l’ensemble des deux sites.

Acanthurus mata Nosy Bé

Bref,  nous avons bien travaillé.

Carangue Nosy Bé

Une liste des poissons observés serait fastidieuse à lire et je préfère vous montrer mes préférés. L’intérêt de ce voyage d’observation est qu’en plongeant, nous avons pris tout le temps d’observer les poissons, leur attitude devant les stations de nettoyage ou encore le comportement de la crevette associée au gobie dans son trou.

Commençons par les poissons ange qui portent de belles couleurs vives. Ils sont la plupart du temps solitaire, parfois en couple.

 Pomacanthus semicirculatus Nosy Bé

Territoriaux, ils chassent les éventuels concurrents de la même espèce. Afin de ne pas être chassés, les juvéniles portent une livrée différente.

Pomacanthus imperator Nosy Bé

Les poissons papillons ou Chaetodons, plus petits, nagent souvent en couple, parfois en banc.

Chaetodon Nosy Bé

Ils possèdent une petite bouche et de petites dents qui leur permettent de manger du corail, des œufs de poissons, des invertébrés (par exemple les anémones de mer), grâce aussi au museau allongé de certaines espèces.

Chaetodon Nosy Bé

 Sur certains papillons, l’œil est dissimulé sous une bande noire traversant la tête et près de la nageoire dorsale se trouve un cercle noir, ce qui fait croire qu’il s’agit de l’œil. Les prédateurs voient s’enfuir le poisson papillon en sens inverse de ce qu’ils pensaient. 

Chaetodon Nosy Bé

Ils se cachent fréquemment sous les coraux comme les grandes tables d’Acropora.

 Chaetodon Nosy Bé

Non, les poissons chirurgiens n’opèrent pas les autres poissons… Ils doivent leur nom au lames rétractiles ou non, insérées en avant de la nageoire caudale. 

Acanthurus nigricaudus

Ces lames coupent comme des scalpels d’où leur nom de chirurgien.

Naso elegans Nosy Bé 

Certaines espèces portent une paire, certaines portent deux paires de scalpels.

Naso Nosy Bé

La baliste, catapulte de guerre, était munie de crochets qui servaient à fixer le chariot en place au moyen de cordes liées à des piquets enfoncés en terre. La nageoire dorsale du poisson du même nom est faite d’un grande épine et deux petites : quand il se sent menacé, il se cache et dresse son épine dorsale en dépliant ses épines et fait de même lorsqu’il dort.

 Baliste Nosy Bé

 Quant à sa bouche, elle est pleine de dents pointues pouvant croquer les invertébrés à carapace : oursins, coquillages, crustacés, poissons, étoiles de mer et même algues et éponges. 

Si vous vous approchez trop près de la ponte d’un baliste titan, il émet des grognements que vous entendez même sous l’eau. Le mâle surveille farouchement les œufs et gare au plongeur qui s’approche trop près du nid. Il est coursé vivement. Les poissons clown attirent notre attention car, en nous voyant, ils se réfugient dans leur anémone. Il est facile de les approcher.

Amphiprion latifasciatus Nosy Bé

Les poissons demoiselles comme les poissons bagnards vivent parfois en grands bancs près de la surface. Lorsqu’ils pondent, ils défendent vivement leurs œufs contre tout intrus, y compris le plongeur.

Poisson bagnard Nosy Bé

Mais quand un banc de labres, girelles vient à passer par là, les œufs sont vite dévorés comme du caviar…

Thalassoma lunare Nosy Bé

D’autres poissons demoiselle vivent en petits bancs au dessus des tables d’Acropora. Ces petites espèces trouvent assez de place entre les branches d’Acropora pour s’y cacher en cas de danger.

Chromis viridis Nosy Bé

Les grands gatrains sont plus spectaculaires par leur taille. Ils possèdent des lèvres charnues souvent colorées en jaune.

 Gaterin Nosy Bé

Gaterin Nosy Bé

Ils vivent souvent en bancs et restent immobiles près des grandes gorgones. Peut-être se mettent-ils ainsi tranquillement à l’abri du courant.

Gaterin Nosy Bé

Les Platax sont tout aussi spectaculaires. Leur regard et leur nage rapide parmi les bancs de poissons montre bien qu’il s’agit de prédateurs. La plupart du temps, le plongeur les rencontre en pleine eau. Nous avons pu les observer à loisir dans les « stations de nettoyage« .

Platax Nosy Bé

Le petit labre bleu rayés de noir ont fort à  faire dans le récif corallien. Leur couleur vive se voit de loin pour les poissons qui viennent se faire nettoyer…le menton,sous les ouies, sur le dos…

Platax et poisson nettoyeur Nosy Bé

Les labres éliminent les parasites, nettoient les blessures, se nourrissent en même temps. Ils sont tour à tour dentiste, dermatologue ou encore  chirurgien. Leur rôle est indispensable à la vie de récif. D’autre labres sont très colorés et s’ajoutent à la beauté des récifs coralliens.

Labre Nosy Bé

Les poissons perroquets, proches des Labridés possèdent aussi des couleurs très vives et un bec crochu qui leur permet de se nourrir des polypes des coraux durs que sont les madrépores. Ils rejettent le squelette corallien broyé dans leurs excréments sous forme de sable. Ce sont les producteurs principaux du sable corallien parmi les animaux du récif. Plus de vingt litre de sable par jour par individu !

Scarus ghobbam Nosy Bé

Les gobies passent souvent inaperçus pour le plongeur qui ne regarde que les gros poissons colorés du récif.

 Gobie Nosy Bé

Posés sur le sable, souvent peu colorés et mesurant de cinq à dix centimètres, ils se réfugient dans leur trou à la moindre alerte. Il faut alors attendre patiemment que le gobie fasse sa réapparition ainsi que sa copine, la crevette.

Gobie Nosy Bé

Tous deux, ils vivent dans le même trou et cohabitent pour le meilleur et pour le pire. La crevette est aveugle et, proie facile et appétissante, ne peut se permettre de sortir du trou n’importe quand. En relation permanente avec son gobie préféré à l’aide de ses antennes, elle attend son signal pour sortir. Son rôle est fondamental: elle nettoie constamment sa maison qui ne cesse de se remplir de sable et repousse le sable hors du trou à l’aide de ses grosses pinces comme le ferait une pelleteuse. 

Amblyleotris diagonalis Nosy Bé

Cependant, toutes les espèces de gobies n’ont pas de crevette nettoyeuse attitrée.

Gobie Nosy Bé

Les vivanneaux passent et repassent en grands bancs. ici, ce sont des lutjans. Plusieurs espèces nagent parfois dans le même banc.

Banc de poissons Nosy Bé

Les poissons éperviers restent posés sur les branches de corail à l’affût de leur proie.

Epervier Nosy Bé 

Parmi les mérous, certans restent devant les grottes. C’est le cas de ce petit poisson rayé noir et jaune.

Mérou Nosy Bé

Cet autre mérou reste posé sur le sable sous les buissons coralliens.

 Mérou Nosy Bé

Les diodons sont des poissons qui peuvent se gonfler d’eau pour paraître plus gros et impressionner leur prédateur éventuel. Ainsi, ils se hérissent de piquants durs et deviennent trop gros pour être avalés. D’autre part, ils sont vénéneux, c’est à dire toxique à la consommation.

Diodon Nosy Bé

Ce poisson globe est impressionnant par sa taille. Avec ses petites nagoires et sa forme peu hydrodynamique, il ne nage pas très vite.

Arothron caeruleopunctatus Nosy Bé

Les poissons cartilagineux et leur grand souplesse et agilité sont aussi présent. Les raies tachetées de bleu sont posées sur le sable. Leur aiguillon barbelé est bien visible.

Raies à points bleus Nosy Bé

Certaines plongées nous ont permis d’observer d’immenses bancs de poissons. De toutes parts, ces bancs semblaient se donner rendez-vous.

Lethrinus lentjan Nosy Bé

Deux espèces de requins ont été observés. Le requin corail et le requin léopard. Mais les requins se font rares à Madagascar car le commerce des ailerons reste encore une activité très lucrative.

LA RESERVE DE LOKOBE

LA RESERVE DE LOKOBE

Makis Nosy Bé

Pour aller à la réserve de Lokobé de notre hôtel d’Ambatoloaka, il nous faut prendre le minibus.

 pour la réserve de Lokobé

Arrivé à la plage d’Ambatozavavy, il nous dépose et nous marchons dans la mangrove.

Nosy Bé pirogues à marée basse

C’est marée basse.

Mangrove Nosy Bé

Nous découvrons les crabes violonistes minuscules, de deux à trois centimètres qui se réfugient dans leur trou à notre passage. Une de leur pince orange et blanche est énorme, paraissant disproportionnée. Ils l’utilisent, entre autre, pour creuser et nettoyer leur trou.

Nosy Bé crabe de mangrove

Il y a aussi nombreux coquillages échoués le long de la plage. 

Marée basse Nosy Bé

Les palétuviers laissent apparaître leur racines dressées. Leur fruits sont de grandes et longues gousses. Lorsqu’elles tombent à marée basse, elles se fichent dans le sable et germent. A marée haute, elles flottent à la surface de l’eau et vont ainsi coloniser de nouveaux territoires.

Nous embarquons sur les pirogues qui nous attendent.

En pirogue Nosy Bé

Par groupe de quatre par pirogue, il nous faut ramer pour mériter la réserve. Arrivés sur la plage à l’entrée de la réserve, nous nous préparons; pantalon, manches longues (il fait 30°C), anti-moustique, chaussures adéquates, eau et bien sûr, l’appareil photo.

Nous traversons un petit village traditionnel où sont suspendus des nappes brodées .

Nappes brodées Nosy Bé

Bientôt, notre guide nous montre un caméléon, d’un vert très « chlorophylle », il peut se camoufler dans les plantes alentour.

Nosy Bé caméléon

Sa femelle est tout prêt aussi discrète parmi les plantes, elle est orange et noire.

Madame caméléon Nosy bé

Nous nous enfonçons dans la forêt. De toutes petites grenouilles sautent, très colorées. Celles-ci ne sont pas venimeuses contrairement à leurs cousines des forêts d’Amérique du Sud.

grenouille,  Lokobé

Un gros boa est suspendu dans des branches et rampe lentement. Sur les troncs d’arbres les lézards sont nombreux.

Lézard Nosy bé

Un bel oiseau rouge se pose près de nous. Vue fugace…

Dans les arbres, des makis courent , sautent, regardent de leurs grands yeux ces intrus de la forêt que nous sommes.

Maki , Lokobé

Un lémurien aux yeux rouges nous observe

Maki Nosy bé

Une chouette dort sur une branche.

Chouette Lokobé

Nous croisons plusieurs araignées aux formes étranges, une araignée crabe, une autre très poilue, une troisième sur sa toile mesure près de douze centimètres avec ses pattes étalées.

Araignée Nosy bé

Le long du chemin, des pieds de vanille ont été plantées pour faciliter la récolte. A l’ombre, ces orchidées poussent comme des lianes le long de tuteurs. Les fleurs sont pollinisées par la main de l’homme, faute d’insecte pollinisateur (il vit au Mexique) puis donnent des fruits, les gousses de vanille, vertes puis jaunes. Récoltées, elles seront plongées dans l’eau chaude selon plusieurs manipulations précises en temps et en température pour exhaler le parfum de vanille que nous connaissons.

Au retour de la visite, nous nous installons à table devant un magnifique repas préparé par des élèves de l’école hôtelière de Nosy Bé. Crabes, salades composées, poisson, brochettes de crevettes et brochettes de zébus, nous sommes gâtés.

Un arrêt pour faire quelques achat de nappes ajourées brodées, masques rituels, pirogues miniatures, bracelets en corne de zébu et nous embarquons pour le retour.

Artisanat Nosy Bé

C’est marée haute. Plus besoin de marcher dans la mangrove ou sur la plage. Par contre, il va falloir ramer plus longtemps…

Marée haute Nosy bé

Nous retrouvons le minibus qui nous ramène à l’hôtel.

NOSY BE

 ECOVOLONTARIAT SUR L’ILE DE NOSY BE AVEC PEAU BLEUE

Avril 2011, nous partons pour deux semaines pour l’île de Nosy Bé, située au Nord Ouest de Madagascar.

Ce voyage est un voyage « biomarine », entendez un voyage à objectif naturaliste et scientifique dont le chef de file n’est autre que Patrick Louisy, docteur en océanographie, spécialiste des poissons et photographe sous-marin connu.

Nous contribuons à un projet de conservation de la biodiversité et des ressources naturelles marines et côtières dans une logique de développement durable en relation avec une association de protection de l’environnement et les scientifiques du centre de recherche océanographique malgache basé à Nosy Bé.

Zébu plage de Nosy Bé

Autant dire tout de suite que ce voyage a été passionnant, enrichissant aussi bien au niveau de la recherche scientifique, de l’amélioration de nos connaissances qu’au niveau des relations humaines. Nous étions une équipe très sympatique de 16 personnes.

Nosy Bé

Nous sommes logés chez « Gérard et Francine », hôtel situé à l’extrêmité de la plage d’Ambatoloaka tout près d’un grand cratère où se situe l’ancien port de pêche. Dans un jardin luxuriant nous trouvons bouganvilliers et hibiscus, palmiers et arbre du voyageur.

Jardin Gérard et Francine Nosy Bé

L’arbre du voyageur ou « ravenala », prononcer [ravnal], c’est son nom malgache qui est devenu aussi son nom latin car il est endémique de Madagascar, doit son nom à sa faculté qu’il a d’emmmagasiner l’eau à la base de ses feuilles, ce qui permet au voyageur assoiffé de se désaltérer. Cependant, d’un point de vue sanitaire, je vous le déconseille fortement….Virus, bactéries et parasites s’en donnent à coeur joie dans cette eau stagnante à 30°C.

Ravelana Nosy Bé

Au petit déjeuner, jus de fruits frais, oranges, ananas, papayes, tranches de cake maison, confitures maison…de quoi bien débuter la journée et nous en avons bien besoin ! Ce qui nous attend chaque jour, deux plongées, une heure et demi à deux heures de bateau aller retour, plein soleil…

Nosy Bé

De temps en temps, les arbres s’agitent fortement , signant l’arrivée des makis qui, cureux viennent voir ces nouveaux touristes et éventuellement les fruits qu’ils auraient pu oublier sur les tables…Il est déconseillé de nourrir les animaux en liberté. Ils possèdent de grands yeux roux, une belle fourrure et une longue queue. Ils sautent d’arbre en arbre les bras en l’air. Ces grands sauts sont impressionants.

maki à Nosy Bé

Sur les murs extérieurs ou les troncs de palmiers, il y a de nombreux lézards d’un beau vert tacheté de rouge et de turquoise et la nuit, les geckos les remplacent faisant une orgie de moustiques.

Nosy Bé

Des moustiques, il y en a dès qu’il fait nuit surtout sous les tables qui se régalent des jambes nues. Leur piqûre ne gratte pas très longtemps et ne laissent pas de trace. Ils sont aussi très sensibles au répulsif. En ce qui concerne le paludisme, nous avions tous un traitement antipaludéen recommandé pour la zone 2. En ce qui concerne les risques alimentaires, nous avons tous eu notre épisode de troubles digestifs, entre 1 et 3 jours avec ou sans fièvre souvent nous empêchant de plonger.

Sur la grande plage alternent cabanes de pêcheurs, maisons malgaches, restaurants pour touristes, petits hôtels et clubs de plongée.

 Barque de pêcheur à Nosy Bé

Le club Tropical diving s’occupe de tout, équipement et chargement des blocs sur les bateaux, déchargement, rinçage des combinaisons… De quoi vous aidez à passer un séjour très agréable.

Nosy Bé

Si vous vous levez suffisamment tôt, vous verrez le zébu tirant la charette sur la plage,

 Charette et zébu plage de Nosy Bé

les femmes avec leurs lourds paniers sur la tête qui vous vendent bananes, ananas, vanille, poivre, canelle, paréos, grandes nappes brodées à jours, rideaux, napperons…

 Marchande Nosy Bé

Vous verrez aussi de nombreux enfants qui se baignent.

 Enfants sur la plage Nosy Bé

Vous pourrez aussi ramasser comme moi de nombreux coquillages et si vous cherchez bien, vous trouverez peut-être quelques trésors…

Plage Nosy Bé

UN PETIT GROUPE BIEN SYMPATIQUE

Nous étions donc 16 plongeurs et plongeuses intéressés ou passionnés de biologe marine et prêts à découvrir les fonds marins malgaches, à photographier, répertorier et identifier les différentes espèces de poissons rencontrées. Il y a les habitués de ce genre de voyage, les photographes mordus et les novices. Nous sommes répartis sur deux bateaux et nous plongeons sur les mêmes sites.

 Nosy Bé

En palanquée de deux ou trois maximum, il y a la plupart du temps un photographe par palanquée. Ardoise plastique et crayon, notes descriptives sur les poissons et l’environnement, photos, de quoi prendre suffisamment de repères pour les identifications à venir. Cela n’empêche pas de prendre plaisir à la plongée. Personne d’entre nous n’a l’impression de « travailler » !

Le départ est fixé vers 8 heures pour Nosy Tanikely et vers 7 heures pour Nosy Fanihy, nettement plus éloignée de notre plage. Les bateaux sont confortables mais il manque un taud pour s’abriter du soleil ardent. La crème solaire est de rigueur !

Les plongées sont peu profondes, entre 3 et 18 m. Elles sont d’autant plus longues, de une heure à une heure et demi. La température de l’eau, 30°C, ne nous a jamais laissé l’occasion d’avoir froid ! Une combinaison légère suffit mais reste indispensable pour se protéger des coraux coupants ou urticants.

 Le plaisir de ces plongées bio, c’est : pas de circuit imposé à toutes palmes où le pauvre photographe est toujours à la queue… Non, c’est de l’observation en toute tranquilité; les poissons qui se font nettoyer ou les crevettes qui creusent les trous des gobies n’ont plus de secrets pour nous et les photographes mitraillent…

Plongeur Nosy Bé

Chaque palanquée a en charge d’observer quelques familles de poissons avec plus d’attention, par exemple, les demoiselles, les papillons, les anges, les gobies ou les chirurgiens…Les espèces et leur fréquence sur chaque site.

Pour connaître et répertorier la nature des fonds, il y a les « transects »: une ligne sur un fond relativement horizontal de 20 mètres de long est réalisée à l’aide d’un double décamètre.

 Nosy Bé les transects

Les zones sont déterminées, jardin de corail, sable, crête, tombant… Les espèces rencontrées dans chaque zones sont notées , corail branchu, corail mort, roche, débris coralliens…

Nosy Bé

Chaque 50 cm, la nature du fond et sa profondeur sont soigneusement notées. Chaque palanquée effectue ces mesures à tour de rôle. Cela prend environ 20 minutes de sorte qu’il reste assez de temps pour profiter de sa plongée ensuite.

Après la première plongée, on débarque sur l’île déserte… sable blanc corallien ombre sous les arbres…et une petite heure de pause sur Nosy Tanikely avant d’attaquer la deuxième plongée. 

Nosy Fanihy

Après le retour des plongées sous un soleil ardent, vite, un petit rinçage et nous nous retrouvons tous au restaurant donnant sur la plage et la mer turquoise.  L’intendance « resto » est parfaite…

Restau Nosy Bé

Au menu, poisson grillé tout frais pêché, carpaccio de poisson, salade de crabe, légumes cuits, riz, pommes de terre ou côte de zébu grillée… De nombreuses sauces accompagnent les plats, sauce coco, sauce piment, sauce gingembre… Au dessert, tarte au coco, ananas et bananes flambées. Nous n’avons pas été candidats pour les glaces (la chaine du froid permet-elle des températures suffisamment basses pour faire barrière à tous les germes ?). Quelques uns d’entre nous se risquent à la mousse au chocolat, les gourmands…

La sieste est bien méritée après le repas. Puis, vers 17 heures, nous nous retrouvons afin de déterminer les poissons observés à l’aide de  nombreux livres spécialisés.

 Identifications Nosy Bé

Débriefing des plongées et présentation du projet…

 Briefing Nosy Bé

…Les photos sont chargées sur les ordinateurs portables puis nommées, genre, espèces, photographe, lieu de la prise de vue… Le vidéoprojecteur en place, un grand drap tendu sur un mur et c’est parti pour un petit cours sur les poissons.

20 heures, c’est déjà l’heure du repas du soir !  Un nouveau restaurant et toujours un rendez-vous bien organisé. C’est l’heure de se coucher, repos bien mérité !


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    <b>tortue 55x60 </b> <br />

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