Archives pour la catégorie PLONGEES EN OCEAN INDIEN

PLONGER DANS LES PASSES

PLONGER DANS LES PASSES

Non, mes amis belges, il ne s’agit pas de faire des passes dans le milieu marin ni de faire des tours de passe-passe.

Les passes sont des couloirs étroits empruntés par la mer entre deux atolls ou entre le lagon et la pleine mer.

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Ce sont des zones à fort courant lié aux marées. Courant entrant ou courant sortant. Compte tenu de la configuration des îles, du nombre immense d’atolls, de passes, leur taille, leur profondeur, il n’est pas possible d’avoir un horaire des marées comme nous l’avons pour l’Atlantique. Cependant, les maldiviens connaissent le sens des courants entrants ou sortant en fonction de l’heure de la journée et des cycles lunaires…

Pour connaître la force du courant avant de plonger, l’un des moniteurs s’immerge. Le sens du courant et sa force nous renseigne sur l’éventuelle difficulté de la plongée. Si c’est une plongée dérivante, elle sera facile, il n’y a qu’à se laisser dériver dans le courant et regarder ce qu’il se passe. S’il faut se poster sur le bord de la passe pour voir passer les prédateurs ou les grands planctonophages comme les raies manta, c’est différent…

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L’échelle d’intensité du courant varie de 0 à 5. De force 1 à 2.5, la situation est tout à fait acceptable pour le plongeur. A partir de 3, il va falloir fournir des efforts, palmage contre le courant et s’accrocher aux patates de corail sans se couper, sans détruire les animaux fixés… Tout un art…Avec deux mains, c’est mieux. Pour les photographes, cela devient plus difficile voire périlleux… J’en sais quelque chose…

Il faut tenir l’appareil photo d’une main, s’accrocher de l’autre main mais compte tenu de la force du courant, cela ne suffit pas toujours… Il faut chercher une endroit plus calme en retrait avec moins de courant

Pourquoi cette richesse dans les passes ?

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Il s’effectue un échange entre les fonds faibles du lagon qui sont réchauffés par le soleil et où le plancton y est plus abondant et les eaux du large. Ce mélange des eaux crée une abondance de vie, qui attire les grands prédateurs.

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Requins, carangues, barracudas, tazars… Mais aussi raies manta, pastenagues, raies aigles..

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Nous avons vu des petits requins, pointes blanches, requins de récifs, requins pointes noires et un requin marteau. Cela est bon signe car les requins reviennent. Ils avaient été trop pêchés mais l’interdiction du finnig (pêche pour les ailerons) porte ses fruits.

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Du côté de la faune fixées, les gorgones étirent leur éventail de manière perpendiculaire au courant pour attraper le maximum de nourriture. Souvent, quelques comatules s’y suspendent aussi pour profiter du passage de quelques petits animaux planctoniques. Au fond de la passe, l’aspect raviné donne une idée de la force du courant.

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En dehors des passes, la plongée s’effectue plus calmement, les espèces sont différentes.

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RENCONTRE AVEC LES RAIES MANTA

RENCONTRE AVEC LES RAIES MANTA

RENCONTRE AVEC LES RAIES MANTA dans BIOLOGIE MARINE blog-raies-surface-IMG_4963-300x190

Une raie manta à travers la surface, vue du bateau

La raie manta est un poisson mythique. Par sa grande taille elle a toujours fasciné les marins.

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Les pêcheurs l’appellent diable de mer. Certaines légendes rapportent que la raie manta pouvait entraîner par le fond les bateaux de pêche. Pouvant atteindre deux tonnes et six mètres d’envergure, on peut aisément penser qu’elle a fait couler de petites embarcations…

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Cela mis à part, cette raie est inoffensive pour l’homme, contrairement à la raie pastenague qui est armée d’un ou plusieurs dards venimeux.

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La raie manta ne possède aucun dard. Ce poisson cartilagineux est un cousin des requins. La raie manta se nourrit de plancton, petits animaux qui vivent au gré du courant, de crustacés et plus occasionnellement de petits poissons.

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Sa machoire inférieure est ornée de petites dents dont on ne connait pas la fonction, peut-être un vestige de l’évolution.

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 Elle dirige sa nourriture vers sa très grande bouche à l’aide de ses nageoires céphaliques qui ressemblent à cornes ou des mandibules.

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Son dos est  noir et porte des dessins blancs. De même, son ventre blanc porte des taches noires. Ces dessins variables permettent d’identifier les individus.

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Elle mène une vie pélagique (en pleine eau) mais elle fréquente aussi certaines eaux de surface. Nous en avons rencontré de très nombreuses en surface dans un petit atoll d’Ari atoll.

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Elle vit en bande de quelques individus ou en couple, rarement seule.

Le rémoras avec leur ventouse sur la tête s’accrochent fréquemment sous les manta. Voyage gratuit assuré! Certains poissons papillons sont des nettoyeurs pour ces grandes raies et elles affectionnent particulièrement les stations de nettoyage.

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Elle ne possède que peu de prédateurs, les requins si l’une d’elle est blessé et l’homme, encore… Les asiatique recherches en particulier les branchies. La peau est aussi utilisée dans la maroquinerie de luxe.

Laissons ces animaux superbes et majestueux demeurer en paix.

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Il existe d’autres espèces plus petites qui vivent en groupe beaucoup plus important comme les raies mobula.

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Une plongée à la rencontre des raiens manta est toujours magique.

C’est tout d’abord une grande ombre qui vole au-dessus de nous puis elle s’approche, le plongeur reste plaqué sur le récif pour ne pas lui faire peur, ainsi elle poursuit sa route tout près de nous et nous avons tout loisir de l’observer. Il est aussi possible de nager en palmes masque tuba avec les raies sans les effrayer, ce que nous avons fait.

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Ces photos ont été réalisées pendant le séjour de février 2012 aux Maldives à Ari atoll.

 

NOSY BE, L’ILE AUX PARFUMS

NOSY BE, L’ILE AUX PARFUMS

Ylang ylang, vanille, café, poivre, gingembre ou girofle, l’île de Nosy Bé est une île parfumée de diverses senteurs que le voyageur prend plaisir à humer, senti et respirer le long de son chemin.

Sur le chemin de l’hôtel, nous traversons les plantations d’ylang ylang qui nous apparaissent comme de petits arbres au tronc épais mais étêtés pour faciliter la cueillette des fleurs.

Champ d'ylang ylang

Originaire des Philippines, l’ylang ylang est cultivé pour ses fleurs odorantes. Les fleurs jaunes sont récoltées tôt le matin car c’est le moment où elles dégagent le maximum d’huiles essentielles. On extrait l’essence par distillation des fleurs dans les heures qui suivent.

Fleurs d'ylang ylang

Nous rencontrons des femmes qui viennent de terminer leur cueillette.

Cueilleuses d'ylang ylang

Cette essence sert de base à la préparation de nombreux parfums.

Nous observons ensuite les champs de caféiers qui sont en fleurs. Le café de Nosy Bé est excellent. Le caféier est originaire d’Ethiopie et pousse dans les régions tropicales et subtropicales.

Au cours du XVIIIème siècle, la culture du café de répand au Yémen dans la région de Moka où le succès de cette plante revigorante n’est pas étranger à la prohibition de l’alcool par l’islam. Il est alors appelé k’hawah. Ce sont les plants provenant de la région de moka qui furent envoyé à l’île Bourbon par la compagnie des Indes puis à Madagascar. Ses petites fleurs ont un parfum subtil de jasmin. Les fruits, semblables à de petites cerises renferment deux fèves de café. Il en faut quatre mille pour produire un litre de café torréfié.

Dans la forêt humide le long du chemin sont plantés des pieds de vanille, orchidée grimpante en liane originaire du Mexique où elle était utilisée comme condiment du chocolat.

gousses de vanille

Pied de vanille planté le long du chemin dans la forêt tropicale

Comme la plupart des orchidées, l’insecte pollinisateur est spécifique de la plante. Cet insecte qui vit au Mexique n’a pas pu être importé avec sa fleur préférée. Certains ont ensuite penser à l’importer mais il n’a pas survécu. Le problème de la pollinisation et de la reproduction de la vanille s’est donc posé dès son importation. Ce n’est qu’en 1841 qu’un esclave de l’île de La Réunion inventa le processus de pollinisation artificielle de la fleur qui est toujours pratiqué de nos jours.

Les racines adventives de la plante lui permettent de s’accrocher à un tuteur, un arbuste par exemple. Les fruits sont de grandes gousses vertes qui peuvent atteindre 15 centimètres. Elles contiennent chacune des milliers de minuscules graines.Les gousses sont cueilles alors qu’elles deviennent jaunes. Elles sont ensuite trempées à plusieurs reprises dans une eau à 90°C puis roulées dans des couvertures exposées au soleil et ensuite séchées pendant plusieurs mois.

La vanille dégage un arôme très particulier lié à la grande quantité de vanilline présente dans les gousses.

POISSONS DE NOSY BE

POISSONS DE NOSY BE

Partis pour un voyage d’écovolontaire « biomarine » avec l’association « Peau Bleue » menée par Patrick Louisy, dont l’objectif était de recenser les poissons autour des îles de Nosy Tanikely et Nosy Fanihy au cours d’une vingtaine de plongées.

Poisson demoiselle Nosy Bé

Nous étions assidus, attentifs et passionnés et plus de trois cent espèces de poissons ont été observées par notre groupe sur l’ensemble des deux sites.

Acanthurus mata Nosy Bé

Bref,  nous avons bien travaillé.

Carangue Nosy Bé

Une liste des poissons observés serait fastidieuse à lire et je préfère vous montrer mes préférés. L’intérêt de ce voyage d’observation est qu’en plongeant, nous avons pris tout le temps d’observer les poissons, leur attitude devant les stations de nettoyage ou encore le comportement de la crevette associée au gobie dans son trou.

Commençons par les poissons ange qui portent de belles couleurs vives. Ils sont la plupart du temps solitaire, parfois en couple.

 Pomacanthus semicirculatus Nosy Bé

Territoriaux, ils chassent les éventuels concurrents de la même espèce. Afin de ne pas être chassés, les juvéniles portent une livrée différente.

Pomacanthus imperator Nosy Bé

Les poissons papillons ou Chaetodons, plus petits, nagent souvent en couple, parfois en banc.

Chaetodon Nosy Bé

Ils possèdent une petite bouche et de petites dents qui leur permettent de manger du corail, des œufs de poissons, des invertébrés (par exemple les anémones de mer), grâce aussi au museau allongé de certaines espèces.

Chaetodon Nosy Bé

 Sur certains papillons, l’œil est dissimulé sous une bande noire traversant la tête et près de la nageoire dorsale se trouve un cercle noir, ce qui fait croire qu’il s’agit de l’œil. Les prédateurs voient s’enfuir le poisson papillon en sens inverse de ce qu’ils pensaient. 

Chaetodon Nosy Bé

Ils se cachent fréquemment sous les coraux comme les grandes tables d’Acropora.

 Chaetodon Nosy Bé

Non, les poissons chirurgiens n’opèrent pas les autres poissons… Ils doivent leur nom au lames rétractiles ou non, insérées en avant de la nageoire caudale. 

Acanthurus nigricaudus

Ces lames coupent comme des scalpels d’où leur nom de chirurgien.

Naso elegans Nosy Bé 

Certaines espèces portent une paire, certaines portent deux paires de scalpels.

Naso Nosy Bé

La baliste, catapulte de guerre, était munie de crochets qui servaient à fixer le chariot en place au moyen de cordes liées à des piquets enfoncés en terre. La nageoire dorsale du poisson du même nom est faite d’un grande épine et deux petites : quand il se sent menacé, il se cache et dresse son épine dorsale en dépliant ses épines et fait de même lorsqu’il dort.

 Baliste Nosy Bé

 Quant à sa bouche, elle est pleine de dents pointues pouvant croquer les invertébrés à carapace : oursins, coquillages, crustacés, poissons, étoiles de mer et même algues et éponges. 

Si vous vous approchez trop près de la ponte d’un baliste titan, il émet des grognements que vous entendez même sous l’eau. Le mâle surveille farouchement les œufs et gare au plongeur qui s’approche trop près du nid. Il est coursé vivement. Les poissons clown attirent notre attention car, en nous voyant, ils se réfugient dans leur anémone. Il est facile de les approcher.

Amphiprion latifasciatus Nosy Bé

Les poissons demoiselles comme les poissons bagnards vivent parfois en grands bancs près de la surface. Lorsqu’ils pondent, ils défendent vivement leurs œufs contre tout intrus, y compris le plongeur.

Poisson bagnard Nosy Bé

Mais quand un banc de labres, girelles vient à passer par là, les œufs sont vite dévorés comme du caviar…

Thalassoma lunare Nosy Bé

D’autres poissons demoiselle vivent en petits bancs au dessus des tables d’Acropora. Ces petites espèces trouvent assez de place entre les branches d’Acropora pour s’y cacher en cas de danger.

Chromis viridis Nosy Bé

Les grands gatrains sont plus spectaculaires par leur taille. Ils possèdent des lèvres charnues souvent colorées en jaune.

 Gaterin Nosy Bé

Gaterin Nosy Bé

Ils vivent souvent en bancs et restent immobiles près des grandes gorgones. Peut-être se mettent-ils ainsi tranquillement à l’abri du courant.

Gaterin Nosy Bé

Les Platax sont tout aussi spectaculaires. Leur regard et leur nage rapide parmi les bancs de poissons montre bien qu’il s’agit de prédateurs. La plupart du temps, le plongeur les rencontre en pleine eau. Nous avons pu les observer à loisir dans les « stations de nettoyage« .

Platax Nosy Bé

Le petit labre bleu rayés de noir ont fort à  faire dans le récif corallien. Leur couleur vive se voit de loin pour les poissons qui viennent se faire nettoyer…le menton,sous les ouies, sur le dos…

Platax et poisson nettoyeur Nosy Bé

Les labres éliminent les parasites, nettoient les blessures, se nourrissent en même temps. Ils sont tour à tour dentiste, dermatologue ou encore  chirurgien. Leur rôle est indispensable à la vie de récif. D’autre labres sont très colorés et s’ajoutent à la beauté des récifs coralliens.

Labre Nosy Bé

Les poissons perroquets, proches des Labridés possèdent aussi des couleurs très vives et un bec crochu qui leur permet de se nourrir des polypes des coraux durs que sont les madrépores. Ils rejettent le squelette corallien broyé dans leurs excréments sous forme de sable. Ce sont les producteurs principaux du sable corallien parmi les animaux du récif. Plus de vingt litre de sable par jour par individu !

Scarus ghobbam Nosy Bé

Les gobies passent souvent inaperçus pour le plongeur qui ne regarde que les gros poissons colorés du récif.

 Gobie Nosy Bé

Posés sur le sable, souvent peu colorés et mesurant de cinq à dix centimètres, ils se réfugient dans leur trou à la moindre alerte. Il faut alors attendre patiemment que le gobie fasse sa réapparition ainsi que sa copine, la crevette.

Gobie Nosy Bé

Tous deux, ils vivent dans le même trou et cohabitent pour le meilleur et pour le pire. La crevette est aveugle et, proie facile et appétissante, ne peut se permettre de sortir du trou n’importe quand. En relation permanente avec son gobie préféré à l’aide de ses antennes, elle attend son signal pour sortir. Son rôle est fondamental: elle nettoie constamment sa maison qui ne cesse de se remplir de sable et repousse le sable hors du trou à l’aide de ses grosses pinces comme le ferait une pelleteuse. 

Amblyleotris diagonalis Nosy Bé

Cependant, toutes les espèces de gobies n’ont pas de crevette nettoyeuse attitrée.

Gobie Nosy Bé

Les vivanneaux passent et repassent en grands bancs. ici, ce sont des lutjans. Plusieurs espèces nagent parfois dans le même banc.

Banc de poissons Nosy Bé

Les poissons éperviers restent posés sur les branches de corail à l’affût de leur proie.

Epervier Nosy Bé 

Parmi les mérous, certans restent devant les grottes. C’est le cas de ce petit poisson rayé noir et jaune.

Mérou Nosy Bé

Cet autre mérou reste posé sur le sable sous les buissons coralliens.

 Mérou Nosy Bé

Les diodons sont des poissons qui peuvent se gonfler d’eau pour paraître plus gros et impressionner leur prédateur éventuel. Ainsi, ils se hérissent de piquants durs et deviennent trop gros pour être avalés. D’autre part, ils sont vénéneux, c’est à dire toxique à la consommation.

Diodon Nosy Bé

Ce poisson globe est impressionnant par sa taille. Avec ses petites nagoires et sa forme peu hydrodynamique, il ne nage pas très vite.

Arothron caeruleopunctatus Nosy Bé

Les poissons cartilagineux et leur grand souplesse et agilité sont aussi présent. Les raies tachetées de bleu sont posées sur le sable. Leur aiguillon barbelé est bien visible.

Raies à points bleus Nosy Bé

Certaines plongées nous ont permis d’observer d’immenses bancs de poissons. De toutes parts, ces bancs semblaient se donner rendez-vous.

Lethrinus lentjan Nosy Bé

Deux espèces de requins ont été observés. Le requin corail et le requin léopard. Mais les requins se font rares à Madagascar car le commerce des ailerons reste encore une activité très lucrative.

LA RESERVE DE LOKOBE

LA RESERVE DE LOKOBE

Makis Nosy Bé

Pour aller à la réserve de Lokobé de notre hôtel d’Ambatoloaka, il nous faut prendre le minibus.

 pour la réserve de Lokobé

Arrivé à la plage d’Ambatozavavy, il nous dépose et nous marchons dans la mangrove.

Nosy Bé pirogues à marée basse

C’est marée basse.

Mangrove Nosy Bé

Nous découvrons les crabes violonistes minuscules, de deux à trois centimètres qui se réfugient dans leur trou à notre passage. Une de leur pince orange et blanche est énorme, paraissant disproportionnée. Ils l’utilisent, entre autre, pour creuser et nettoyer leur trou.

Nosy Bé crabe de mangrove

Il y a aussi nombreux coquillages échoués le long de la plage. 

Marée basse Nosy Bé

Les palétuviers laissent apparaître leur racines dressées. Leur fruits sont de grandes et longues gousses. Lorsqu’elles tombent à marée basse, elles se fichent dans le sable et germent. A marée haute, elles flottent à la surface de l’eau et vont ainsi coloniser de nouveaux territoires.

Nous embarquons sur les pirogues qui nous attendent.

En pirogue Nosy Bé

Par groupe de quatre par pirogue, il nous faut ramer pour mériter la réserve. Arrivés sur la plage à l’entrée de la réserve, nous nous préparons; pantalon, manches longues (il fait 30°C), anti-moustique, chaussures adéquates, eau et bien sûr, l’appareil photo.

Nous traversons un petit village traditionnel où sont suspendus des nappes brodées .

Nappes brodées Nosy Bé

Bientôt, notre guide nous montre un caméléon, d’un vert très « chlorophylle », il peut se camoufler dans les plantes alentour.

Nosy Bé caméléon

Sa femelle est tout prêt aussi discrète parmi les plantes, elle est orange et noire.

Madame caméléon Nosy bé

Nous nous enfonçons dans la forêt. De toutes petites grenouilles sautent, très colorées. Celles-ci ne sont pas venimeuses contrairement à leurs cousines des forêts d’Amérique du Sud.

grenouille,  Lokobé

Un gros boa est suspendu dans des branches et rampe lentement. Sur les troncs d’arbres les lézards sont nombreux.

Lézard Nosy bé

Un bel oiseau rouge se pose près de nous. Vue fugace…

Dans les arbres, des makis courent , sautent, regardent de leurs grands yeux ces intrus de la forêt que nous sommes.

Maki , Lokobé

Un lémurien aux yeux rouges nous observe

Maki Nosy bé

Une chouette dort sur une branche.

Chouette Lokobé

Nous croisons plusieurs araignées aux formes étranges, une araignée crabe, une autre très poilue, une troisième sur sa toile mesure près de douze centimètres avec ses pattes étalées.

Araignée Nosy bé

Le long du chemin, des pieds de vanille ont été plantées pour faciliter la récolte. A l’ombre, ces orchidées poussent comme des lianes le long de tuteurs. Les fleurs sont pollinisées par la main de l’homme, faute d’insecte pollinisateur (il vit au Mexique) puis donnent des fruits, les gousses de vanille, vertes puis jaunes. Récoltées, elles seront plongées dans l’eau chaude selon plusieurs manipulations précises en temps et en température pour exhaler le parfum de vanille que nous connaissons.

Au retour de la visite, nous nous installons à table devant un magnifique repas préparé par des élèves de l’école hôtelière de Nosy Bé. Crabes, salades composées, poisson, brochettes de crevettes et brochettes de zébus, nous sommes gâtés.

Un arrêt pour faire quelques achat de nappes ajourées brodées, masques rituels, pirogues miniatures, bracelets en corne de zébu et nous embarquons pour le retour.

Artisanat Nosy Bé

C’est marée haute. Plus besoin de marcher dans la mangrove ou sur la plage. Par contre, il va falloir ramer plus longtemps…

Marée haute Nosy bé

Nous retrouvons le minibus qui nous ramène à l’hôtel.

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